Meet our people – Virginie Jean, TRM Affidea Sierre


12/11/2025

Née au cœur des montagnes valaisannes, Virginie Jean a toujours nourri une profonde connexion avec la nature et le monde animal. Après plus de quinze ans comme technicienne en radiologie en milieu hospitalier et privé, elle exerce aujourd’hui chez Affidea Sierre, où elle met son expertise au service de la santé humaine.

Parallèlement, depuis 2010, elle accompagne les animaux et leurs compagnons humains grâce à une approche intuitive et énergétique, mêlant homéopathie, gemmothérapie et reboutement. Passionnée par la race d’Hérens, elle partage son quotidien entre soins, ateliers et l’élevage familial, avec le désir de transmettre cette culture alpine unique. A ce propos, Virginie vient d’auto-produire un livre « Regards de Reines » sur la race d’Hérens, qu’elle vernira le 15 novembre.

 

Pouvez-vous nous partager votre parcours professionnel et comment vous êtes devenue technicienne en radiologie médicale chez Affidea Sierre ?

Diplômée de l’école de TRM de Genève en 2003, j’ai travaillé 10 ans à l’hôpital de Sierre en tant que TRM, et les 4 dernières années en tant que TRM adjointe et cheffe intérim. Puis, j’ai suivi le Dr Chevalley dans la mise en route du CIM Chablais à Aigle en novembre 2013.

En juin 2016, j’ai eu l’opportunité de reprendre la gérance d’un gîte de montagne, et le goût de la montagne et de l’aventure a pris le dessus pour 5 saisons consécutives où j’ai mis la radiologie en pause.

En 2020, j’ai repris la radiologie à nouveau au sein du CIM Chablais jusqu’au départ à la retraite du Dr Chevalley puis ai effectué des remplacements en attendant qu’un poste chez Affidea se libère.

 

Qu’est-ce qui vous a attirée dans ce métier ? Y a-t-il eu un moment déclencheur ?

J'ai eu l'envie d'être TRM suite à un accident de snowboard durant mon adolescence où je me suis fracturée une lombaire, ce qui m'a fait découvrir la RX, le CT et l'IRM.

L'activité de TRM me plaît pour le côté technique en perpétuelle évolution et ce côté fascinant de pouvoir visualiser le corps humain en coupes millimétriques. 

J'aime le travail en équipe, pouvoir se soutenir au besoin et créer des liens avec mes collègues TRM, médecins et secrétaires, et prendre soin des patients en prenant le temps de les écouter et de les accompagner au mieux à travers des examens où ils peuvent souvent se sentir stressés.

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Vous êtes TRM, vous apportez votre aide à votre compagnon éleveur de vaches d’Hérens, mais vous êtes aussi homéopathe et rebouteuse pour animaux. Comment conciliez-vous ces trois univers ?

En dehors de mon pourcentage chez Affidea, j’essaie d’être le plus possible sur notre exploitation pour prendre soin de nos vaches et soutenir mon compagnon dans sa charge de travail. J’interviens au besoin s’il y a des problématiques de santé, en parallèle des soins vétérinaires.

D’être sur le terrain m’apporte beaucoup de calme, d’ancrage et de bien-être.

Mes consultations se font à la demande des éleveurs et je me déplace sur les exploitations, en champ ou dans les alpages pour mes différents soins aux animaux.

 

Voyez-vous des points communs entre le soin apporté aux humains et celui aux animaux ?

La présence que l’on apporte à un être est la même. Travailler avec le vivant demande de s’adapter, d’être calme et à l’écoute, quel que soit le type de « mammifère »

 

Qu’est-ce qui vous fascine dans la race d’Hérens ?

La puissance et la douceur de cet animal, son intelligence et son pied alpin.

 

Vous avez commenté des luttes et réalisé des chroniques avec Manuela Maury sur la Radio Télévision Suisse (RTS) : que retenez-vous de cette expérience médiatique ?

Un grand moment de partage et commenter dans le vif du moment présent au plus proche de ce qui se passe dans l’arène.

Voir l’émission

 

Selon vous, pourquoi ces combats de reines sont-ils si importants pour la culture valaisanne ?

C’est tout un pan de notre patrimoine, de notre culture de montagne. À l’origine, c’est LE jour de fête des éleveurs. À la mi-mai, les vaches commencent à sortir et les foins n’ont pas encore commencé. Le travail de l’hiver est derrière et on peut s’autoriser à profiter.

Une vache qui se classe ou devient reine à la finale cantonale est une grande fierté pour son éleveur et la récompense d’un travail de longue haleine et d’une passion affirmée.

 

Le livre « Regards de Reines »

Comment est née l’idée de ce livre et pourquoi avoir choisi l’autoédition ?

À travers mes soins et en tant qu’éleveuse, je rencontre tellement de belles personnes. Je trouvais important de faire découvrir à un large public toutes les personnes dont on a besoin pour prendre soin d’une vache tout au long de l’année et mettre en lumière toutes celles qui œuvrent par passion.

J’ai choisi l’autoédition afin que mon projet et mon livre gardent mon énergie et mon intention du début à la fin, et afin de pouvoir travailler avec les acteurs qui me tenaient à cœur tels que graphiste, imprimerie, informaticien, etc.

 

Quel message souhaitez-vous transmettre à travers ces portraits et récits ?

La race d’Hérens apporte tant à qui sait prendre le temps de l’observer et de la découvrir. Il y a des histoires de vie passionnante derrière nos reines.

 

Que représente pour vous le vernissage du livre ?

Un grand moment, un aboutissement d’un projet intense qui me tient à cœur et un hommage à mon papa qui malheureusement nous a quittés en février et qui m’a beaucoup motivé à réaliser cet ouvrage et m’a transmis l’amour des animaux.

 

Vous pratiquez la communication animale, le reboutement intuitif et l’homéopathie : comment ces méthodes influencent-elles votre vision du soin ?

Pour moi c’est un TOUT. L’approche médical ainsi que d’autres approches s’entremêlent et sont complémentaires : plusieurs regards qui permettent d’apporter le meilleur à l’être qui a besoin de soin.

 

Avez-vous des exemples où ces approches ont eu un impact significatif ?

L’homéopathie pour traiter la tristesse d’une vache dont le propriétaire était décédé et qui a été vendue sur une autre exploitation.

Le reboutement lors d’entorse à la suite de blessures de luttes.

Une vache qui a vu sa propriétaire se faire bousculer dans l’arène lors d’un match et qui depuis n’a plus voulu lutter. Elle nous l’a fait comprendre en communication intuitive et cela a permis de déprogrammer la peur en homéopathie. Le cas a été réglé.

Quels sont vos prochains projets, tant dans le domaine médical que dans l’univers des vaches d’Hérens ?

Mettre en avant mon livre dans les mois à venir, profiter de mes vaches au quotidien et continuer à me sentir bien au sein d’Affidea en prenant soin des patients avec le cœur.

 

Si vous deviez résumer votre philosophie de vie en une phrase, quelle serait-elle ?

Profiter du moment présent et vivre pleinement ses rêves. La vie, c’est maintenant !

 


Le livre :  Regards de Reines

  • Concept : 29 portraits sensibles, récits de vie, gestes de soin, combats de reines, moments d’alpage.

  • Objectif : Mettre en lumière la culture alpine et la relation homme-animal autour de la race d’Hérens.

  • Prix : CHF 55.-, auto-édition, disponible dès novembre 2025

Lien pour commander : https://www.virginiejean.ch/regard-de-reines/


Vernissage officiel du livre le samedi 15 novembre à 16h à la librairie la Liseuse à Sion

 

Le livre « Regards de Reines », écrit et géré par Virginie Jean, en collaboration avec la photographe Alicia Coudray, sera présenté lors de plusieurs événements. Les dédicaces du livre auront lieu aussi :

  • le 23 novembre dès 10h avec exposition photos à la laiterie d’Orsières

  • le 6 décembre à 14h à la librairie Payot de Sion

  • le 10 décembre à 16h et le 13 décembre à 11h à la FNAC de Conthey

  • le 17 décembre à 17h à la librairie Des Livres et moi à Martigny

 

En plus, il y aura des séances de dédicaces dans des librairies (Payot Sion, Fnac Conthey, etc.) tout au long du mois de décembre.

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